by : Oleg Kulik

durée : 17:15 mn

1995

 


Oleg Kulik est un artiste plasticien russe né à Kiev en 1961. Il est particulièrement connu pour son travail sur l’animalité de l’homme, n’hésitant pas à photographier celui-ci à quatre pattes et tenu en laisse.

C’est un directeur de galerie qui en 1995 décide de devenir artiste et va être connu internationalement car lors de l’exposition Interpol à Stockholm, il réalise une performance. Cette exposition avait pour but de réunir l’Europe de l’est et l’Europe de l’ouest. Car l’Europe de l’ouest se dit comme progressive, libre, humaine et voit l’Europe de l’est comme mauvaise, répressive, anti-humaine. Donc être un artiste russe c’est être un artiste non-humain et c’est pour cela que Kulik va faire le chien. Derrière l’animal, se pose une question politique, humanitaire. Au cours de l’exposition Kulik va mordre la main d’un spectateur, il refuse la main tendue, l’intégration. Conclusion, être un artiste russe, c’est avoir une vie de chien. Le terme chien sous entend de la difficulté, une idée de peine, une infériorité par rapport à l’homme. Dans le discours de Kulik, il y a une infériorité de l’est vis-à-vis de l’ouest. Le geste artistique, un homme qui se met nu à quatre pattes, c’est donc un homme qui est tombé, qui ne marche plus debout, qui est dominé par l’animalité. Dans notre société, l’animalité est à combattre car c’est la violence, la sexualité, les bas instincts. De plus, l’animal est défini par des manques, il manque de raison, il manque de liberté, son évolution est stagnante, voire en recul, alors que l’humanité se définit comme en progrès, en amélioration, douée de raison, de pensées, de morales, donc c’est un être supérieur.

La police française a fait retirer des photos issues de son travail lors de la FIAC (Foire internationale d’art contemporain) en 2008 à Paris.

Source texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Oleg_Kulik

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